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Ouvrez les portes de la nuit

Pardonnez-nous

Il grandira pourtant le petit homme
qu'ils ont vu naître chez nous
elle fleurira la princesse aux yeux de mer et de sable
qu'ils ont vu grandir chez nous

Nous aurons de longues nuits d'hiver
il faudra bien leur raconter
la légende d'un pays que trahissaient nos pères
et que nous voulions sauver

Il grandira pourtant le petit homme
qu'ils ont vu naître chez nous
elle grandira la princesse aux yeux de mer et de sable
qu'ils ont vu naître chez nous

Nous leur dirons les ponts d'espérance
que nous voulions jeter
sur les marais de la trompeuse France
et ses notions d'égalité

Nous leur dirons que sous un toit de misère
nous avions des cœurs de rois
nous n'étions peut-être que l'étrange fumier
qui fait encore la meilleure terre
même si les blés n'y poussent pas

il grandira pourtant le petit homme
qu'ils ont vu naître chez nous
elle fleurira la princesse aux yeux de mer et de sable
qu'ils ont vu grandir chez nous

Nous leur dirons que nos pas de vingt ans
battaient la taverne
et pour se consoler un peu de nos rêves de bois,
nous avions nos midi d'alcool
comme d'autres la gueule en berne
quand la fête du jour ferme le ban déjà

Nous étions le complot des nuits sans guerre
et gouvernions aussi sans avoir conquis,
et le moindre droit, et la moindre terre
nous étions d'ailleurs une armée sans pays.

Il grandira pourtant le petit homme
qu'ils ont vu naître chez nous
elle fleurira la princesse aux yeux de mer et de sable
qu'ils ont vu grandir chez nous

Fallait-il que le temps nous ramène
les relents de labour que nous n'avions pas fini
nous laissons sous les friches, les friches nouvelles
les ronciers de France auront bientôt tout envahi

Nous pansons les plaies d'une révolte soumise
et pourtant, ça et là des hommes sont debout
pour n'avoir pas mené le troupeau en terre promise
filles et fils de Bretagne, pardonnez-nous.

Armen, Article de Ronan Le Coadic
Armen, Article de Ronan Le Coadic



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